In this digital age, the majority value paper as a premium product
Ère numérique
Phil Riebel
6 octobre 2016

En cette ère numérique, la plupart des gens estiment que le papier a une grande valeur

Lorsque je rentre de voyage, je ne peux pas faire autrement que de remarquer (encore !) les gens qui fixent l’écran de leur téléphone intelligent. Pour plusieurs, c’est même devenu une obsession. Je ne sais pas trop quoi en déduire, mais au fond de moi, je me dis qu’il y a « quelque chose qui cloche ».

C’est facile de comprendre pourquoi l’utilisation du papier a diminué d’année en année ; c’est le résultat de la numérisation. On pourrait croire que les gens ne sont plus intéressés par le papier, mais c’est faux. Chez Two Sides, notre travail, depuis quatre ans, nous montre que les gens apprécient encore beaucoup le papier.

J’aimerais partager avec vous les résultats d’un sondage que la firme Toluna a effectué dans 11 pays. Voici les résultats pour les États-Unis :

1. De nombreuses personnes ont besoin de l’option papier et ne veulent pas être forcées à utiliser « seulement » le numérique

  • 79 % des répondants veulent conserver la possibilité de recevoir du matériel imprimé en raison de son caractère permanent (7 % des 18 à 24 ans).
  • 49 % de tous les répondants n’ont pas accès à une connexion Internet fiable et veulent des documents imprimés (44 % des 18 à 24 ans).

Les entreprises qui font disparaître les communications papier et font du numérique l’option par défaut empêchent les consommateurs de faire un choix.

C’est le papier qui doit être l’option par défaut – pas le numérique.

2. Les renseignements sur papier sont plus faciles à lire; ils ont l’avantage d’être permanents et peuvent servir d’aide-mémoire

  • 79 % des gens s’accordent pour dire qu’il est plus agréable de lire sur du papier que sur un écran (79 % des 18 à 24 ans).
  • 76 % des gens reconnaissent qu’il est plus plaisant de manipuler et de toucher du papier par rapport aux autres médias (73 % des 18 à 24 ans).
  • 56 % sont d’accord pour dire que les documents papier sont plus respectueux de l’environnement que l’enregistrement électronique des données (45 % des 18 à 24 ans).

Sans l’aide des documents papier, certains d’entre nous oublieraient de payer leurs factures, de garder la trace de leurs transactions, de leurs comptes en banque, etc. Le meilleur exemple qu’on peut donner, c’est la récente visite de Revenu Canada dans nos bureaux afin de vérifier nos livres (c’est plaisant !) S’ils avaient été obligés de fouiller nos fichiers électroniques, l’opération aurait été beaucoup plus longue et complexe.

Les résultats dévoilés plus haut, de même que ceux de notre étude Reading in Print vs From Screens, montrent clairement que le papier offre une valeur ajoutée :

  • C’est souvent un outil plus utile pour l’apprentissage et l’alphabétisation – nos écoles devraient en prendre note !
  • C’est plus relaxant de lire sur du papier et il n’y a pas d’effets sur la santé comme lorsqu’on fixe un écran
  • Son caractère permanent lui permet d’être conservé des centaines d’années (où seront nos fichiers électroniques dans 100 ans?)

Des recherches neuroscientifiques ont démontré que le lien émotionnel est plus significatif lorsqu’on lit sur du papier plutôt que sur un écran.

De plus en plus d’études montrent aussi que l’écriture manuscrite et la prise de notes sont utiles pour développer l’apprentissage et la mémoire… et peuvent même être bénéfiques pour la santé.

Allez ! Fermez vos téléphones et vos tablettes, levez-vous, attrapez un livre ou commencez à écrire un journal… C’est bien mieux pour vous !

 

About Phil Riebel

Phil est président de Two Sides North America, un organisme sans but lucratif qui fait la promotion de l’aspect durable du papier et de l’imprimerie. Two Sides est actif dans plusieurs pays répartis sur cinq continents et comprend plus de 1000 membres qui couvrent l’ensemble de la chaîne des communications graphiques.

Phil a plus de 30 ans d’expérience à l’international acquis dans le cadre de divers postes en tant que gestionnaire senior en entreprise et en agence. Il a été impliqué dans plusieurs projets environnementaux liés à l’industrie forestière et a publié de nombreux ouvrages traitant de sujets relatifs au développement durable et à l’environnement en lien avec le secteur. Avant de joindre Two Sides en 2011, Phil était vice-président corporatif aux affaires publiques pour UPM-Kymmene. Il est diplômé de l’Université McGill, où il a obtenu un baccalauréat et une maîtrise en sciences. Phil possède une terre de plus de 200 acres qu’il cultive autant à titre récréatif que financier.