Analyse du cycle de vie
Julie Loyer
21 novembre 2016

La science au service du bien-être

En 2004, quand Rolland a lancé un papier de bureau 100% recyclé, des professionnels du papier avaient affirmé que la compagnie avait perdu la tête et nombreux étaient ceux qui disaient que les clients n’en achèteraient jamais. De nos jours, le papier Rolland Enviro représente plus de la moitié de la production de l’entreprise. Comment Rolland s’est-elle convaincue qu’elle était sur la bonne voie? Grâce à des études environnementales, comme l’analyse du cycle de vie (ACV).

Les déclarations environnementales doivent être davantage que des messages publicitaires attrayant et parfois tirés par les cheveux. Chez Rolland, nous préférons avoir recours à de l’information scientifique crédible pour prouver nos dires… et faire valoir nos produits. C’est pourquoi nous avons décidé de mener une ACV pour soutenir nos décisions.

L’ACV est une méthode quantitative complète et rigoureuse qui permet de mesurer l’impact environnemental d’un produit et qui tient compte de toute la durée de sa vie, de l’extraction des matières premières à l’élimination, en passant par la transformation, la fabrication et la distribution.

Après avoir étudié notre empreinte carbone en 2008, nous avons mis en branle notre première ACV en 2011. Nous venons de mettre à jour et de lancer notre toute dernière analyse.

 

Nous avons toujours visé à comparer l’empreinte écologique de nos papiers à celle de l’industrie, pour mesurer nos procédés et nos engagements tout en renforçant notre entreprise. Nous comprenons à quel point l’ACV est bénéfique pour Rolland et ses clients.

L’ACV permet d’appuyer de façon scientifique la fabrication de produits et la communication externe reliée. En ciblant les principaux effets environnementaux de nos procédés, nous sommes en mesure d’élaborer et d’évaluer des programmes et des politiques de développement durable. L’évaluation des impacts environnementaux de l’extraction des matières premières, de la fabrication et du transport nous permet de prendre des décisions éclairées qui touchent aux résultats à long terme de notre entreprise et de nos clients. Enfin, l’ACV nous aide à sensibiliser les utilisateurs finaux à l’importance de réduire les répercussions environnementales du produit par rapport à son utilisation et à son élimination — qui se fera idéalement dans un bac de recyclage.

La conclusion principale de l’ACV est que l’empreinte environnementale du papier Rolland Enviro est plus petite que celle des papiers génériques produits en Amérique du Nord. C’est en grande partie parce qu’il est fait de fibres 100 % recyclées désencrées sans chlore, au moyen d’énergies renouvelables, à savoir l’hydroélectricité et le biogaz. Source d’énergie locale et renouvelable qui remplace le gaz naturel, le biogaz est issu de la décomposition des déchets dans un site d’enfouissement à proximité. Il est récupéré, comprimé et acheminé à l’usine par pipeline pour alimenter les machines à papier.

Même si notre énergie provient de sources à faibles émissions, nous sommes déterminés à réduire encore davantage notre consommation d’eau et d’énergie. En effet, chez Rolland, nous croyons qu’une approche globale permet une meilleure action locale.

Il existe de nombreuses façons de mener une ACV. Nous avons décidé d’appliquer les normes crédibles ISO 14040-14044. Puisqu’il s’agit d’une étude comparative destinée à la publication, elle a été évaluée par un groupe de spécialistes indépendants, qui ont validé sa rigueur, sa structure et son intégrité.

Il y a 12 ans, Rolland a peut-être été traitée de cinglée lorsqu’elle a lancé son papier de bureau recyclé, mais son ACV montre plutôt qu’il aurait été insensé de ne pas le faire. Comme quoi, « le Génie est frère de la Folie, tous deux vivent de l’extraordinaire » (Citation de Pierre-Claude-Victor Boiste). Pour en savoir plus sur notre ACV : rollandinc.com/ACV.