Trois tendances dominantes en matière de durabilité pour 2019
Renee Yardley
4 décembre, 2018

Trois tendances dominantes en matière de durabilité pour 2019 

Dans une perspective d’avenir pour l’année 2019, nous avons repéré trois tendances sociétales importantes pour 2019 en matière de durabilité des entreprises :

1. Transformation de la façon de voir le recyclage à l’échelle mondiale et économie circulaire

Les restrictions imposées par la Chine sur l’importation de matières recyclables au début de 2018 (et les tarifs de 25 pour cent qui ont suivi) ont mené à une accumulation de matières recyclées et ont forcé les Nord-Américains à changer leur attitude à l’égard du recyclage. 

Si certaines municipalités réagissent en réclamant des programmes de recyclage plus efficaces, axés sur une automatisation accrue (notamment des services de collecte porte-à-porte automatisés), les consommateurs comprennent de plus en plus la nécessité de réduire leur consommation.

Les promoteurs de l’économie circulaire y voient l’occasion de repenser le recyclage au pays et de stimuler la croissance des emplois dans le marché mondial. Un comité d’experts internationaux (appuyé par le Programme des Nations unies pour l’environnement) a suggéré qu’une utilisation plus judicieuse des ressources pourrait ajouter 2 000 milliards de dollars à l’économie mondiale d’ici 2050, et un rapport de McKinsey a révélé que l’économie circulaire pourrait générer entre 9 et 25 millions de nouveaux emplois.

Les entreprises avisées qui souhaitent pénétrer de nouveaux marchés miseront de plus en plus sur les matériaux de postconsommation, qui constituent des ressources précieuses. Dans certains cas, de nouveaux marchés en ligne ont été créés pour vendre et acheter des matériaux récupérés. La quantité de nouveaux matériaux produits par les économies modernes continue à augmenter, et s’accompagne d’une augmentation des occasions de réutiliser ces matériaux.

2. Partenariats et collaboration ouverte au cœur d’un changement réussi

Une collaboration ouverte avec divers intervenants est nécessaire pour réduire efficacement l’empreinte environnementale des entreprises. Selon le Harvard Business Review, le premier défi pour atteindre la durabilité de la chaîne d’approvisionnement est de « comprendre le système plus vaste dans lequel l’entreprise exerce ses activités » et le deuxième consiste à « apprendre à travailler avec de nouvelles personnes ».

Alors que les consommateurs insistent de plus en plus auprès des dirigeants d’entreprises pour qu’ils respectent les impératifs de durabilité, des marques mondiales puissantes ont lancé des programmes d’impact social en partenariat avec des organisations tierces à l’échelle internationale. Microsoft s’est récemment associée à l’Earthwatch Institute, un organisme sans but lucratif à vocation environnementale international, pour mesurer l’impact de ses activités sur l’environnement et mieux comprendre comment réduire sa consommation d’énergie. De même, Rolland utilise depuis longtemps le biogaz comme principale source d’énergie, et collabore avec un site d’enfouissement local pour récupérer du méthane afin de combler 93 pour cent des besoins énergétiques de ses usines depuis 2004. Selon le magazine The Economist, cette tendance devrait s’accélérer, et le nombre d’usines de biogaz en Union européenne devrait augmenter de près de 200 % entre 2009 et 2015. 

Dans le secteur du commerce de détail, Starbucks a toujours mis l’accent sur la durabilité de la chaîne d’approvisionnement. Starbucks, McDonald’s et Coca Cola comptent d’ailleurs parmi les participants du NextGen Cup Challenge, un défi visant à générer des idées pour concevoir une tasse de nouvelle génération d’ici février 2019. La société Closed Loop Partners (un organisme de placement axé sur l’infrastructure de recyclage et le développement d’une économie circulaire) a lancé un appel à tous pour trouver une solution de rechange mondiale à la tasse de café à usage unique. De même, Starbucks s’est récemment associé à la société sœur de Rolland, Fibres Sustana, dans le cadre du projet Cup to Cup pour démontrer que les fibres des tasses de café à usage unique pouvaient être recyclées à grande échelle, de manière efficiente et efficace.

3. Mesures et efforts mondiaux pour quantifier l’impact

En octobre 2018, Rolland a participé à trois conférences inspirantes axées sur la durabilité – Bloomberg’s Sustainable Business Summit, Commit Forum organisé par 3BL Media et Sustainable Brands – New Metrics. L’importance des mesures et de la production de rapports pour une entreprise durable constituaient le thème commun de ces événements – qui ont démontré que la façon dont les entreprises atteignent leurs objectifs de durabilité évolue.

À l’avenir, la mesure de l’impact environnemental sera non seulement un avantage concurrentiel, mais deviendra une exigence incontournable pour assurer la compétitivité des organisations. 

La mesure de l’impact social et environnemental peut appuyer la croissance des organisations. James Dymond de SAP a révélé lors de la conférence Sustainable Brands – New Metrics que les organisations s’étant fixé des objectifs ESG avaient un taux de rétention des employés plus élevé, ce qui minimise le risque pour les investisseurs institutionnels.

Des institutions telles que BNP Paribas offrent des solutions novatrices de « financement durable », notamment des rabais sur les prêts pour les entreprises qui atteignent leurs objectifs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), ce qui incite de plus en plus d’organisations à accroître leur impact positif.

De plus, la mesure de l’impact environnemental peut créer de la valeur à long terme pour les clients des organisations qui misent sur une durabilité stratégique et peut justifier un prix plus élevé pour les produits.

Des marques comme Unilever, Starbucks et Patagonia réitèrent de plus en plus leur engagement à travailler avec des fournisseurs durables (pour leur approvisionnement en légumes issus de l’agriculture durable, en grains de café d’origine éthique ou en fibres cultivées biologiquement) pour satisfaire les consommateurs qui exigent qu’elles étudient, quantifient, gèrent et réduisent leur impact sur l’environnement.

En 2019, de plus en plus d’entreprises tenteront de miser sur le marché sans cesse croissant des consommateurs et des sociétés qui réclament des produits et des services responsables.